One Voice se bat pour la fin de l’exploitation des animaux dans les cirques. La tentative de révision de la législation française à leur sujet ayant prouvé son inefficacité, l’association poursuit de plus belle sa campagne de mobilisation citoyenne pour des loisirs sans violence.

Après 7 années de travail…

Depuis 2002, la législation concernant la présentation d’animaux par les cirques  – les arrêtés de 1978 – devait être révisée. Très impliquée dans cette démarche, One Voice a participé chaque année à différentes réunions au ministère de l’Ecologie, régulièrement accompagnée par des spécialistes de la faune sauvage. Pour appuyer ses demandes, l’association a également organisé plusieurs manifestations au cours desquelles elle a remis au ministère une pétition de plus de 100000 signatures ainsi que 120000 cartes pétitions.

Le 22 octobre 2008, un projet de révision était proposé. Faisant fi des différentes expertises, il ne solutionne en rien les problèmes existants… En 2007, One Voice avait pu empêcher qu’une première version du texte soit discrètement votée pendant les élections présidentielles… Elle interdisait seulement la détention des hippopotames, des girafes et des rhinocéros, alors que ces animaux ont déjà presque disparu des cirques. Cette fois en revanche, nous devons faire face à l’inefficacité de la voie législative et envisager une autre solution.

La liberté viendra de nous !

Face à l’inertie des pouvoirs publics, incapables d’une réelle évolution réglementaire, dans la lignée autrichienne, One Voice renforce sa campagne d’information du public. Nous sommes d’autant plus convaincus que seule cette voie sera efficace que les services vétérinaires n’ont pas les moyens de travailler et de contrôler les cirques. Déjà surchargés, la réduction de moitié de leurs effectifs depuis 2007 n’a pas arrangé les choses. La seule solution efficace réside dans l’information du public : il doit savoir et choisir des spectacles sans animaux, comme dans les autres pays d’Europe. Continuons à nous mobiliser ! Notre travail d’information est plus que jamais capital : il est le seul recours pour les animaux esclaves des cirques !

One Voice réaffirme sa position : seule la désaffection du public signera la fin de l’esclavage des animaux dans les cirques.

La nouvelle législation en quelques points :

  • Aucune interdiction formelle d’espèce – y compris les plus menacées, en annexe I de la CITES : il suffit de justifier de son importance pour le numéro.
  • Des cages de détentes pour les animaux dangereux : les animaux ne doivent pas y mettre maintenus s’ils sont jugés nerveux… Donc ils peuvent rester enfermés en permanence.
  • Des conditions de détention par espèce : visiblement fixées dans conseil d’experts, elles prévoient notamment pour les éléphants un espace de 2,5 sur 4 mètres et des chaînes matelassées. Et l’inversion quotidienne de leurs fers… Les chimpanzés, auront droit à 20 m² pour trois individus et les lions et les tigres à 7m².
  • Il a été stipulé que les animaux ne peuvent pas « participer au spectacle » si cela est « susceptible de nuire à leur état de santé ». Cette notion, totalement subjective, n’est pas contraignante. Elle reflète l’ensemble du texte législatif issu des réunions du ministère avec les associations et les circassiens.
  • Concernant les parades : aucune restriction. Malgré le stress avéré des animaux : les fauves continueront à prendre plein les oreilles, et les éléphants à défiler librement…

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