Le dressage des animaux dans les cirques est une activité totalement dépourvue d’éthique et d’intérêt. One Voice dénonce les violences subies pour effectuer des numéros contre-nature.

La peur et la force, instruments du dressage

Pour qu’un lion saute dans un cerceau, qu’un ours danse sur un ballon ou qu’un éléphant marche sur les pattes arrière, il n’y a pas de mystère, pas de relation exceptionnelle avec le dresseur, pas d’intimité… Non, le seul moteur qui pousse ces animaux à effectuer des exhibitions contre-nature, souvent douloureuses pour eux, c’est la peur. Le dresseur s’impose par la force. Il les oblige à effectuer des numéros sous la contrainte et par du « conditionnement négatif ». « Pour que le lion reste sur son tabouret, il faut qu’il comprenne qu’il n’y a que là qu’il aura la paix… » Tels sont les propos tenus par un dresseur et entendus par notre enquêteur. Menés à la baguette –au sens propre– ces animaux souffrent. Chiens et chats ne font pas exception. Pour eux aussi le dressage est strict. Et entre deux sessions, eux aussi vivent enfermés, souvent entassés dans des cages.

Contre-nature

Les numéros que doivent réaliser les animaux dans les cirques sont, pour eux, contre-nature. Dans la majorité des cas, on les oblige à adopter des postures qui ne leur sont pas naturelles, ou à tenir longtemps une position inconfortable… Résultat : de nombreuses blessures, fractures et… des troubles comportementaux. Obligés d’exécuter inlassablement les mêmes mouvements dépourvus de sens – si ce n’est d’échapper à la punition -, privés de toute forme de liberté d’expression, les animaux dépriment, dépérissent et se laissent même mourir… Parfois, dans un ultime sursaut de vie, ils tentent de se rebeller. Pour eux, plus d’espoir. Le dresseur, jugeant alors l’animal inapte, n’aura aucun intérêt à le garder en vie… Quant à ceux qui parviennent à se sauver, s’ils appartiennent à une espèce dangereuse, ils sont la plupart du temps abattus par les forces de l’ordre.

Les enfants désinformés

Le dressage est vide de sens. On ne peut même pas tenter de le justifier par l’intérêt pédagogique qui viserait à faire mieux connaître les espèces. Au contraire. Des animaux qui normalement ne se seraient jamais rencontrés, comme des tigres d’Asie et des lions d’Afrique, se retrouvent ensemble à effectuer un numéro. Et il ne s’agit pas là de montrer un comportement naturel mais un numéro de clown, où l’animal est ridiculisé. À titre d’exemple, ce chimpanzé déguisé dont tout le monde croit qu’il rit quand il exprime sa terreur… Quel intérêt de donner à voir aux enfants comment, par la contrainte et par la force, on peut soumettre les plus faibles et les obliger à faire n’importe quoi, à s’oublier eux-mêmes ? De leur faire croire que ces animaux, sauvages ou domestiques, jouent et s’amusent avec les humains, quand ils souffrent et sont effrayés ?
Les animaux sauvages n’ont leur place que dans la nature. Quant aux animaux domestiques, leur unique rôle devrait être de partager la vie d’un humain pour se tenir mutuellement compagnie…

Obligés d’exécuter inlassablement les mêmes mouvements dépourvus de sens – si ce n’est d’échapper à la punition -, privés de toute forme de liberté d’expression, les animaux dépriment, dépérissent et se laissent même mourir…

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