Depuis longtemps déjà, One Voice milite contre l’esclavage des animaux dans les cirques. Forte de sa connaissance de la législation en vigueur et grâce à un partenariat étroit avec les autorités, l’association a permis la libération de plusieurs animaux, détenus en toute illégalité. Placés dans des structures d’accueil adaptées, ils reprennent vie.

Achille le chimpanzé

Achille est un chimpanzé qui était âgé de 36 ans quand il a été repéré, dans une petite cage du cirque Amar, en 1999. Sans l’intervention de One Voice – qui réalisait à cette occasion son premier sauvetage – il serait sans doute mort cet hiver-là. Acheté 30 ans auparavant à un zoo, il n’était, depuis, jamais sorti de sa prison de 3m2 car jugé trop agressif. Le cirque ne détenait pas de certificat de capacité pour son espèce. Il a donc pu être saisi. Néanmoins, il a fallu trouver au préalable une structure pour l’accueillir. Non sans difficultés, les primates étant nombreux dans le monde a cherché un refuge, l’Ape Foundation aux Pays-Bas a finalement accepté de le recevoir. Depuis, il a retrouvé la paix dans leur sanctuaire hollandais où il savoure sa vie de chimpanzé…

Vicky l’éléphante

En janvier 2006, pour la première fois en France, un éléphant a été sauvé du cirque. Grâce à l’intervention de One Voice, Vicky, une éléphante de 42 ans, a été saisie en janvier. Recherchée en Allemagne, c’est finalement en région parisienne qu’elle a été retrouvée. Cachée dans un camion sans chauffage, dans l’obscurité et enchaînée 24 heures sur 24, sa vie était en danger. Une de ses jambes était paralysée, à cause des positions contre-nature qu’on l’obligeait à adopter, ainsi que sa trompe endommagée par les coups de pique du dresseur. Fonte musculaire, plaies nombreuses et mouvements stéréotypés étaient autant d’éléments qui nécessitaient une intervention d’urgence. Une étroite collaboration avec les autorités a permis d’intervenir rapidement. Aujourd’hui, Vicky a recouvré la santé et s’ébat dans un grand enclos avec un autre éléphant, au zoo de Gdansk, en Pologne.

Les fauves victimes du cirque

Les cirques ont bien peu de considération pour les fauves qui se reproduisent facilement. La plupart s’entassent dans des remorques, certains ne participant même pas aux spectacles (ce qui est interdit par la loi). De nombreux cirques ne détiennent pas de certificats de capacité pour ces espèces. One Voice a ainsi pu organiser le sauvetage de plusieurs d’entre eux. En février 2005, Simba la lionne a été libérée de la cage d’1m2, seulement, où elle était enfermée en continu sans même participer aux spectacles. Maomie, la tigresse, a, quant à elle, été libérée en mars 2006 après dix ans d’exhibition obligée. Toutes deux ont trouvé refuge dans un sanctuaire pour les fauves en France. En octobre 2006, après plus d’un an de procédure, ce fut au tour de Nala et Shada, deux lionnes, et du lion Djunka d’être libérés de l’obscurité de leur remorque. Pour leur retraite, c’est en Afrique du Sud qu’il a fallu les envoyer, ce qui a été possible grâce à un partenariat avec la Born Free Foundation.
Plus récemment, en décembre 2007, et au terme de deux ans et demi de combat, One Voice a obtenu la libération du lion Brutus. C’est encore en Afrique du Sud, grâce au soutien de la fondation assistance aux animaux et de la SPA, que Brutus finira ses jours…

Travailler en amont

Le sauvetage d’un lion coûte plus de 15 000 €, sans compter les années de travail indispensables pour obtenir la confiscation d’un animal. Or pour un cirque, un lionceau ne vaut que 500 €… Les animaux saisis sont donc bien souvent remplacés sans évolution des conditions de vie ou mise aux normes prévues par la loi. En outre, pour qu’un animal soit saisi, il faut qu’une structure soit prête à l’accueillir. Malheureusement, les refuges, les sanctuaires et même les zoos sont aujourd’hui saturés et ne peuvent pas accueillir les rescapés. La seule issue pour les esclaves du cirque reste donc la prise de conscience générale. Seule la désaffection du public pour ce type de spectacle permettra d’endiguer le flot des naissances et de mettre un terme à cette pratique cruelle.

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